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Écrit par Dr Christophe Charousset
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Anatomie
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NOTIONS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES
Cette amplitude de mouvements exceptionnelle est due au fait que l’épaule est en réalité "un complexe articulaire". Aucune articulation n’a une mobilité aussi grande que l’épaule.
Il existe tout d’abord l’articulation gléno-humérale, responsable seulement des 90 premiers degrés lors de l’abduction, mais aussi : "l’articulation" sous-acromiale (acromio-deltoïdo-humérale) par l’intermédiaire de la bourse sous-acromio-deltoïdienne, "l’articulation" acromio-claviculaire, "l’articulation" sterno-claviculaire et "l’articulation" scapulo-thoracique.
L’articulation gléno-humérale est peu congruente car elle met en contact une tête humérale beaucoup plus grosse que la glène. Le bourrelet glénoïdien et une capsule articulaire très lâche n’améliorent que très modestement cette congruence.
> La stabilité de la tête humérale au centre de la glène lors des mouvements du bras, et en particulier des mouvements d’abduction qui mettent en jeu l’action ascensionnelle du deltoïde, est donc surtout musculaire.
La stabilisation musculaire et le centrage actif de la tête humérale sont assurés par cinq muscles dont les tendons se réunissent pour former une coiffe tendineuse sur la tête humérale. D’avant en arrière, on trouve : le sous-scapulaire, le long biceps, le sus-épineux, le sous-épineux et le petit rond, les trois derniers muscles formaient classiquement la coiffe des rotateurs. La notion de "coiffe des rotateurs" a été logiquement étendue à l’ensemble de ces cinq muscles.
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Mise à jour le Jeudi, 12 avril 2012 13:28 |